Lucien Perey.) Ouvrage couronné par l’Académie française 2 vol. La Jeunesse de Madame d’Épinay, d’après des lettres et des documents inédits. (En collaboration avec Lucien Perey.) Ouvrage couronné par l’Académie française 1 vol. Les Dernières Années de Madame d’Épinay, d’après des lettres et des documents inédits. (En collaboration avec Lucien Perey.) Ouvrage couronné par l’Académie française 1 vol. La vie intime de Voltaire aux Délices et à Ferney. (En collaboration avec Lucien Perey) 1 vol. Querelles de philosophes: Voltaire et Jean-Jacques Rousseau 1 vol. Trois mois à la Cour de Frédéric. Lettres inédites de d’Alembert 1 vol. 15220.--Imprimerie A. Lahure, 9, rue de Fleurus, à Paris. PRÉFACE Au mois d’octobre 1884 la Comédie française se préparait à célébrer en grande pompe le deuxième centenaire du grand Corneille, lorsqu’on apprit que M. le curé de Saint-Roch, jaloux de s’associer, dans la mesure de ses moyens, à la fête que préparaient ses paroissiens, venait d’écrire aux Comédiens pour les convier à une messe solennelle en l’honneur de l’illustre poète. Cette initiative, qui rompait ouvertement avec les vieilles traditions de l’Église à l’égard des gens de théâtre, ne fut pas sans causer un assez vif étonnement et elle souleva même d’amères récriminations dans quelques feuilles religieuses. Non seulement les Comédiens français acceptèrent avec joie la proposition de leur pasteur, mais ils lui envoyèrent une généreuse offrande et toute la compagnie se rendit en corps à la cérémonie, qui fut entourée du plus vif éclat. En lisant dans les journaux, qui les reproduisaient à l’envi, tous les détails de cette fête religieuse, nous nous reportions d’un siècle en arrière et nous nous rappelions une cérémonie identique, qui s’était accomplie à Paris, à l’église de Saint-Jean-de-Latran, en 1763. La même Comédie française, désireuse d’honorer la mémoire de Crébillon, faisait dire une messe solennelle pour le repos de l’âme du célèbre auteur et elle y assistait tout entière en costume de gala. Mais l’issue fut bien différente. Alors que M. le curé de Saint-Roch n’a encouru, à notre su, d’autre blâme que celui de l’_Univers_, le curé de Saint-Jean-de-Latran fut condamné à trois mois de séminaire et il dut distribuer aux pauvres l’argent qu’il avait reçu de la troupe française. En voyant ce contraste si frappant, et par un enchaînement d’idées assez naturel, le désir nous vint de connaître en détail les raisons qui avaient attiré si longtemps sur les comédiens les foudres de l’Église et de la société civile. Nulle part nous n’avons trouvé de réponse satisfaisante. Les quelques ouvrages publiés sur la question sont fort anciens, le plus récent date de 1825; tous sont incomplets, confus et indigestes. Il nous parut qu’il y avait là une lacune à combler. Au moment où le préjugé civil et religieux qui a pesé pendant plus de dix-huit siècles sur les gens de théâtre, tend à disparaître, il nous a semblé intéressant de suivre à travers les âges les fortunes diverses du comédien, d’indiquer à grandes lignes les transformations successives qui se sont opérées dans sa situation et de rappeler les scandales fameux auxquels ont donné lieu les lois injustes et draconiennes qui l’opprimaient[1]. [1] Il n’est pas sans intérêt de faire remarquer que ce préjugé existe en Chine plus vivace que jamais. Le général Tcheng-ki-tong, dans ses études sur l’Empire Céleste, donne à ce sujet de très curieux détails. (Voir le _Temps_ du 27 septembre 1883.) Nous nous sommes efforcé de présenter la question d’une façon claire et attrayante; dans ce but nous n’avons pas hésité à nous servir de tous les documents édits ou inédits de nature à donner au lecteur une vue d’ensemble et à...
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Noah Perez
1 year agoJust what I was looking for.