Ludwig Fugeler: Roman by Anna Schieber

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Schieber, Anna, 1867-1945 Schieber, Anna, 1867-1945
German
Overview: A poignant work of German realist fiction, Anna Schieber's novel is a profound character study of an artist's soul in conflict with the rigid soc...
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société, qui avaient fait bien augurer de son avenir littéraire. Né à Bombay en 1864, il était, comme on le sait, le fils de John Lockwood Kipling, directeur de l'école des Beaux-Arts de Lahore. Il avait été élevé en Angleterre dans le Devon du Nord et n'était revenu que six ans avant dans les Indes où il s'était associé, à titre de directeur-adjoint à la rédaction de la _Lahore civil and military Gazette_ dont il fut un moment le correspondant et le représentant à Rajpaitana. On se souvient encore à Simla du compte-rendu en vers qu'il inséra dans son journal lors de l'ouverture du Gaiety-Theatre. On n'y a pas oublié le comique du jeu de miss Kipling, sa soeur, interprétant chez lady Roberts le rôle de la nourrice de _Lucie de Lammermoor_, mais au frère on n'a pas pardonné Mrs Hauksbee, Mrs Reiver et d'autres de ses portraits trop exacts qui abondent dans les _Simples Contes_. A peu près ignorée chez nous, la station de Simla est l'une des villes des Indes anglaises les plus célèbres de l'autre côté de la Manche. Édouard Buck a décrit, il y a deux ou trois ans, les vicissitudes de la fortune de Simla dans le passé et dans le présent. Tout son district, les Collines, contreforts des Himalayas, est un cordon de sanatoria, véritable prise de possession par la civilisation européenne des montagnes qui dominent la plaine semée des ruines des temples resplendissants de l'ancienne civilisation hindoue. Simla s'élève au point le plus pittoresque de ce paysage enchanteur. Capitale d'été et sanatorium le plus réputé, ce sont les séjours des vice-rois des Indes et de leur cortège de fonctionnaires qui ont fait la fortune de cette station. Buck reproduit dans son ouvrage, d'après un dessin du temps, le Kennedy-House, origine du Simla actuel. C'était un banal cottage anglais, comme en bâtissent aujourd'hui par milliers pour deux cent cinquante à trois cents livres sterling les compagnies de constructions à bon marché qui exploitent la banlieue londonienne. A l'unique châlet de 1819, avaient succédé soixante maisons quand Jacquemont visita Simla. En 1881, il y en avait onze cent quarante et une et la population stable, la population hivernale, s'élevait à 13,200 habitants. Les paysages de Simla étaient depuis longtemps célèbres avant même que le capitaine J.-P. Thomas fît graver un album des principaux sites de la région. L'automne y est superbe, et la saison des pluies seule s'y montre impitoyable[1]. [1] Kipling a décrit ces orages dans deux contes: _Aurore Trompeuse_ et _La Conversion d'Aurélien Mac Goggin_. L'été, on menait une vie très joyeuse à Simla. On s'amusait beaucoup et le Delhi Sketch Book n'avait pas oublié d'illustrer d'un crayon malicieux le conseil salutaire: «N'allez jamais trop vite aux tournants de Jakko»; Jakko, c'était, alors comme aujourd'hui, la grand'route qui contourne en bas de côte la montagne aux flancs boisés de déodoras, de cèdres, de chênes et de rhododendrons. Les tournants en sont un peu brusques et les couples de cavaliers grisés par les émotions du site, de la course, et des doux entretiens risquaient des surprises compromettantes, surtout dans un milieu désoeuvré, jaseur et soupçonneux. Le cadre des _Simples Contes_ n'est pas très vaste, ont dit certains. Oui, si l'on peut marquer des frontières à cette chose sans limites, le coeur humain. C'était le monde anglo-indien, ce milieu de fonctionnaires nantis de riches appointements et de grasses sinécures qu'envient tous les jeunes fils d'Albion. Jusque-là ce monde n'avait eu pour le peindre qu'une littérature floue et sans vie. Rudyard Kipling lui donnait le verbe. Le monde anglo-indien se reconnut. Ce fut un scandale et...

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Overview: A poignant work of German realist fiction, Anna Schieber's novel is a profound character study of an artist's soul in conflict with the rigid social and moral conventions of Wilhelmine Germany.

Plot: The narrative follows the eponymous Ludwig Fugeler, a gifted but temperamental painter, as he navigates the tumultuous path between his uncompromising artistic vision and the demands of bourgeois society, familial duty, and personal relationships, leading to a life marked by both creative triumph and profound isolation.

Analysis: Schieber’s work earns its classic status through its masterful psychological depth and its unflinching critique of a society that venerates art yet stifles the artist. Her prose, both precise and evocative, captures the interior landscape of genius with remarkable empathy. The novel transcends its specific era to explore the timeless, universal tension between individual passion and collective expectation, securing its place as a significant, if under-recognized, pillar of early 20th-century European literature.



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Barbara King
1 year ago

Five stars!

Susan Clark
11 months ago

Honestly, the pacing is just right, keeping you engaged. This story will stay with me.

Brian Lopez
3 months ago

Based on the summary, I decided to read it and the atmosphere created is totally immersive. Exceeded all my expectations.

5
5 out of 5 (3 User reviews )

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