Simples Contes des Collines by Rudyard Kipling

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Kipling, Rudyard, 1865-1936 Kipling, Rudyard, 1865-1936
French
Overview: A seminal work of colonial-era short fiction, this collection offers a mosaic of life in British India, blending satire, folklore, and keen socia...
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société, qui avaient fait bien augurer de son avenir littéraire. Né à Bombay en 1864, il était, comme on le sait, le fils de John Lockwood Kipling, directeur de l'école des Beaux-Arts de Lahore. Il avait été élevé en Angleterre dans le Devon du Nord et n'était revenu que six ans avant dans les Indes où il s'était associé, à titre de directeur-adjoint à la rédaction de la _Lahore civil and military Gazette_ dont il fut un moment le correspondant et le représentant à Rajpaitana. On se souvient encore à Simla du compte-rendu en vers qu'il inséra dans son journal lors de l'ouverture du Gaiety-Theatre. On n'y a pas oublié le comique du jeu de miss Kipling, sa soeur, interprétant chez lady Roberts le rôle de la nourrice de _Lucie de Lammermoor_, mais au frère on n'a pas pardonné Mrs Hauksbee, Mrs Reiver et d'autres de ses portraits trop exacts qui abondent dans les _Simples Contes_. A peu près ignorée chez nous, la station de Simla est l'une des villes des Indes anglaises les plus célèbres de l'autre côté de la Manche. Édouard Buck a décrit, il y a deux ou trois ans, les vicissitudes de la fortune de Simla dans le passé et dans le présent. Tout son district, les Collines, contreforts des Himalayas, est un cordon de sanatoria, véritable prise de possession par la civilisation européenne des montagnes qui dominent la plaine semée des ruines des temples resplendissants de l'ancienne civilisation hindoue. Simla s'élève au point le plus pittoresque de ce paysage enchanteur. Capitale d'été et sanatorium le plus réputé, ce sont les séjours des vice-rois des Indes et de leur cortège de fonctionnaires qui ont fait la fortune de cette station. Buck reproduit dans son ouvrage, d'après un dessin du temps, le Kennedy-House, origine du Simla actuel. C'était un banal cottage anglais, comme en bâtissent aujourd'hui par milliers pour deux cent cinquante à trois cents livres sterling les compagnies de constructions à bon marché qui exploitent la banlieue londonienne. A l'unique châlet de 1819, avaient succédé soixante maisons quand Jacquemont visita Simla. En 1881, il y en avait onze cent quarante et une et la population stable, la population hivernale, s'élevait à 13,200 habitants. Les paysages de Simla étaient depuis longtemps célèbres avant même que le capitaine J.-P. Thomas fît graver un album des principaux sites de la région. L'automne y est superbe, et la saison des pluies seule s'y montre impitoyable[1]. [1] Kipling a décrit ces orages dans deux contes: _Aurore Trompeuse_ et _La Conversion d'Aurélien Mac Goggin_. L'été, on menait une vie très joyeuse à Simla. On s'amusait beaucoup et le Delhi Sketch Book n'avait pas oublié d'illustrer d'un crayon malicieux le conseil salutaire: «N'allez jamais trop vite aux tournants de Jakko»; Jakko, c'était, alors comme aujourd'hui, la grand'route qui contourne en bas de côte la montagne aux flancs boisés de déodoras, de cèdres, de chênes et de rhododendrons. Les tournants en sont un peu brusques et les couples de cavaliers grisés par les émotions du site, de la course, et des doux entretiens risquaient des surprises compromettantes, surtout dans un milieu désoeuvré, jaseur et soupçonneux. Le cadre des _Simples Contes_ n'est pas très vaste, ont dit certains. Oui, si l'on peut marquer des frontières à cette chose sans limites, le coeur humain. C'était le monde anglo-indien, ce milieu de fonctionnaires nantis de riches appointements et de grasses sinécures qu'envient tous les jeunes fils d'Albion. Jusque-là ce monde n'avait eu pour le peindre qu'une littérature floue et sans vie. Rudyard Kipling lui donnait le verbe. Le monde anglo-indien se reconnut. Ce fut un scandale et...

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Overview: A seminal work of colonial-era short fiction, this collection offers a mosaic of life in British India, blending satire, folklore, and keen social observation.

Plot: The tales are vignettes centered on the Anglo-Indian community—soldiers, civil servants, and their wives—in a remote hill station. Through sharp dialogue and ironic situations, Kipling explores the absurdities, loneliness, and cultural collisions of empire, often with a wry, unsentimental eye.

Analysis: Its status as a classic rests on Kipling's revolutionary prose: concise, rhythmic, and vividly atmospheric. He captures the specific dialect and psyche of the "Raj" with unparalleled authenticity, making the collection a vital historical document. While modern readers must contend with its imperial perspective, the work's psychological insight and masterful storytelling ensure its enduring literary power.



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